En 1932, avant la photographie couleur accessible, avant les documentaires animaliers, avant internet, la seule façon de voir un ara bleu et jaune sans quitter la France était d’ouvrir une encyclopédie illustrée.

L’illustration zoologique : une science en soi

Millot, dont la signature figure sur cette planche, travaillait à partir de spécimens naturalisés du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. Sa mission : restituer fidèlement morphologie, plumage et comportement de chaque espèce dans une image esthétiquement cohérente.

58 espèces, 5 continents, une seule page

Des rapaces européens aux psittacidés d’Amazonie, du condor des Andes au cacatoès d’Australie. Les rapaces dominent le registre supérieur ; les psittacidés explosent en un festival de couleurs autour du grand ara bleu et jaune au centre.

Le verso : une leçon de naturalisme photographique

30 photographies en noir et blanc de nids d’oiseaux européens — cigogne, héron, eider, macareux, mésange — avec leurs œufs et poussins. Un document photographique rare à une époque où photographier des oiseaux sauvages était un exploit technique.

Posséder un fragment de cette mémoire ornithologique

Ces planches des années 1930 sont aujourd’hui des documents rares. Le papier a résisté — près de cent ans. 👉 [Voir la planche originale disponible à la vente →]

Un ara bleu et jaune de 1932. Et au dos, les nids de nos oiseaux d’Europe. Encadrée, elle ne disparaîtra plus.